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Les omégas 3 : comment bien décider ou développer votre mémoire et votre intelligence émotionnelle

Dernière mise à jour : 12 juin

Mettre tous les atouts santé de votre côté pour prendre les bonnes décisions, améliorer sa concentration et sa mémoire, grâce aux omégas 3.




Aviez-vous conscience que vos choix d’actions au quotidien commencent dans l’infini petit de vos assiettes ?







N'avez-vous pas envie de mettre tous les atouts de votre côté pour être certain de prendre les bonnes décisions ? Quelles sont les conditions biologiques qui vous assurent un bon fonctionnement de votre cerveau pour réguler vos comportements ?


Je vous invite à découvrir comment dans la suite de cet article !


Ne confondez pas ‘graisse’ et ‘GRAISSE’ : les Oméga 3 ça vous parle ? Savez-vous vraiment quels sont leurs effets positifs sur votre comportement, vos décisions et la baisse des performances cérébrales et comportementales qui peuvent survenir quand on en manque ?


Pour fonctionner de manière optimale et éviter la survenue de pathologies, apporter les bonnes graisses au corps et en quantité adéquate est fondamental. C’est comme si vous ne mettiez pas la bonne huile dans votre moteur de voiture ! En général vous vous assurez de mettre la bonne pour éviter d’abîmer celui-ci, non ?

C’est pareil pour votre corps, mais c’est beaucoup plus subtil que pour un moteur de voiture… et oui, NOUS SOMMES DE VRAIS PETITS BIJOUX DE TECHNOLOGIE HUMAINE ;-)



Tout est dans le bon choix des graisses et dans la dose !


Le bon équilibre en graisses repose sur un bon ratio entre :


1. Les graisses qui proviennent des produits laitiers, charcuteries, fritures, viandes rouges (graisses saturées). Quand nous en consommons trop en proportion par rapport aux autres, cela induit, entre autre, les pathologies cardio-vasculaires. Pour faire simple, ce sont les graisses qui figent au froid.


2. Les graisses de la famille de l’huile d’olive, du canard, oie, avocat (graisses mono-insaturées). Il faudrait qu’environ la moitié des graisses apportées au corps soient issues de cette famille. Nous pouvons utiliser l’huile d’olive pour la cuisson par exemple, toujours à feu moyen pour ne pas générer de composés toxiques. D’une manière générale, ne poussez jamais trop les cuissons, quelque soit les aliments, cela crée des composés toxiques et détruit les nutriments.


3. Les graisses dites essentielles (graisses poly-insaturées). Ce sont des acides gras dits essentiels parce que le corps ne sait pas les synthétiser. IL FAUT DONC OBLIGATOIREMENT EN AMENER PAR L’ALIMENTATION. Il s’agit de :

  • les omégas 6 qui proviennent de l’huile et margarine de tournesol, de pépin de raisin,..

  • les omégas 3 qui proviennent des POISSONS GRAS (maquereaux, harengs, sardines, anchois, saumon) et des huiles de COLZA, soja, noix, lin, cameline. Ces huiles s’utilisent toujours crues, sans cuisson, ajoutées sur les aliments crus ou cuits, leur cuisson entraînant la production de composés toxiques.

  • le GLA provenant de l’huile d’onagre et de bourrache.

  • les DHA et EPA qui proviennent essentiellement des poissons gras.

Or le rapport entre oméga 6 et oméga 3 est trop élevé dans notre alimentation. Par manque d'oméga 3 et par excès d'oméga 6. Il faudrait donc baisser la quantité de tournesol et augmenter le COLZA par exemple. C'est le résultat d'habitudes de consommation largement influencées par le marketing. Un certain Professeur Tournesol qui s’élève dans les airs avec le slogan ‘Léger, léger’.. ça ne vous dit rien ?

Bizarrement, la communication sur les maladies cardio-vasculaires a eu plus comme effet de bannir les graisses visibles (huiles) que celles des aliments qui contiennent de manière ‘invisible’ celles que l’on veut moins (produits laitiers, viandes, charcuteries).

L'enjeu pour la santé est donc de rééquilibrer les différents apports de graisses, toutes essentielles au fonctionnement du corps dans les proportions idéales. D'autant plus qu'un déficit en oméga 3 entraîne de nombreux effets négatifs sur le corps.



Un déficit en oméga 3 en lien avec les pathologies dégénératives et l'inflammation


Il est maintenant reconnu que ce déficit en acides gras essentiels est un facteur majeur dans la plupart des pathologies dégénératives et inflammatoires, à la base de ce qu'on appelle les 'maladies de civilisation' que nous retrouvons dans nos pays industrialisés :


-maladies CARDIO-vasculaires,

-certains cancers en particulier le CANCER DU SEIN,

-pathologies INFLAMMATOIRES dont le SURPOIDS, les ALLERGIES et maladies auto-immunes, SCLÉROSE EN PLAQUE, DIABÈTE, syndrome pré-menstruel, ENDOMÉTRIOSE, Alzheimer, Parkinson, ...

A l'inverse, les oméga 3 vont permettre de :

-Améliorer la sensibilité à l’INSULINE, et peut donc réguler les diabètes de type 2.

-Améliorer l’oxygénation tissulaire pour des meilleures performances de votre corps. AVIS AUX SPORTIFS !

-Limiter la formation des plaques d'athéromes, qui contribuent à boucher les artères et veines, entravent la circulation du sang et ce faisant, empêchent la vascularisation des organes et donc leur fonctionnement. Ce qui est à l'origine, entre autre, d'AVC et d'INFARCTUS.


Comment agissent les oméga 3 ?

Le rôle essentiel des Oméga 3 vient notamment du fait qu'ils sont des constituants majeurs de nos membranes. Ils en assurent la fluidité et donc conditionnent les échanges d'éléments à travers les membranes, de l'intérieur vers l'extérieur des cellules et inversement, ce qui permettent à ces cellules de fonctionner correctement et de remplir le rôle qui leur incombe.

Les oméga 3 permettent ainsi aux ensembles de cellules constituants chaque organe de fonctionner correctement.

Les oméga 3 font donc partie des 'briques' de base pour que chaque organe puisse assurer sa fonction et vous maintenir en bonne santé dans un subtil et fascinant équilibre systémique entre tous les organes.

Avoir un apport suffisant n'est donc pas anodin et se répercute donc sur de nombreuses fonctions vitales.

Quel lien entre les omégas 3, le comportement, et le fait de prendre les décisions adaptées, améliorer sa mémoire et sa concentration ?


-Fabriquer les membranes tissulaires et les NEURONES (DHA). Ce sont des graisses indispensables de constitution du corps, les briques de base, qui constituent 60% de la structure des neurones !

-Protéger le corps du VIEILLISSEMENT en luttant contre les radicaux libres qui altèrent les lipides présents dans les membranes cellulaires et donc altèrent le bon fonctionnement des organes. C'est un anti-inflammatoire majeur.

Les neurones étant riches en lipides et oméga 3 (20% des lipides du cerveau), il est évident qu'un manque d'oméga 3 se répercute de manière particulièrement importante à ce niveau. Un manque d'oméga 3 impacte la neuro-plasticité du cerveau et donc la transmission des influx nerveux, ainsi que la circulation des neuro-transmetteurs dont l'équilibre subtil régule vos freins ou vos pulsions, votre bien-être, votre motivation, vos humeurs, ....

Cela conditionne le fonctionnement de votre corps tout entier ! Mobilité de votre corps, régulation de votre comportement, de votre capacité d'adaptation à votre environnement, vos prises de décisions, régule vos émotions, votre stress, votre capacité de mémorisation et d'apprentissage, ...

Une étude réalisée sur 23 000 (!) femmes enceintes montrent qu’une alimentation pauvre en oméga 3, riche en acides gras saturés et en sucres raffinés impacte directement le comportement émotionnel et l’humeur de leurs enfants dans les 5 premières années de leur vie : plus colériques et agressifs, plus anxieux, inquiets et tristes, plus de cauchemars.


Une autre étude réalisée sur 221 détenus aux Pays-Bas pendant 3 mois montre qu’une alimentation équilibrée et complémentée en vitamines, minéraux et oméga 3 réduit significativement les comportements violents ! Imaginez un peu, on ne parle pas d’éducation ou de sensibilisation, il s’agit ‘simplement’ de manger différemment !

Les oméga 3 vous rendent moins vulnérables aux PULSIONS et donc aux décisions prises hâtivement !





Concrètement dans l'alimentation ça donne quoi ?


Idéalement pour avoir un bon ratio de graisses utiles au corps, il faudrait donc :


-Réduire les produits laitiers (1 à 2 par jour max), les viandes rouges (grand max 500g par semaine), les charcuteries et les consommer comme des aliments plaisirs à consommer de temps en temps seulement. Réduire l’huile d’arachide (fritures 1 fois par mois).


-Un bon apport en huile d’olive et de colza : 3 cuillères à soupe par jour ! N’ayez pas peur, ce ne sont pas elles qui vous feront prendre du poids dans le cadre d’une alimentation équilibrée ! L’idéal est 2/3 olive, 1/3 colza, pour une répartition qui correspond aux besoins du corps.

Les légumes consommés en même temps vont apporter des anti-oxydants qui vont protéger les oméga 3 et optimiser leurs rôles.


-Du poisson 2 à 3 fois par semaine dont au moins une fois du poisson gras. Préférez les petits poissons, moins concentrés en polluants.


-Réduire les huiles qui déséquilibrent l’apport en oméga 6 - oméga 3 : réduire l’huile d'arachide, de tournesol et les margarines dérivées.



Sources :

  • Dr Curtay JP., 2016. Nutrithérapie - bases scientifiques et pratique médicale, Tome 1, Ed. Testez., p. 422.

  • Frénot M., Vierling E., 1997. Biochimie des aliments - Diététique du sujet bien portant, Ed. Doin.

  • Denis Riché, 2008. Micronutrition, santé et performance, Ed. De Boeck.

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